Karl Marx et les animaux non-humains

Karl Marx est né en 1818 en Rhénanie et mort en 1883 à Londres. C'est un penseur majeur du 19ème siècle. Il s'intéressera notamment à la philosophe, la sociologie et l'économie. Politiquement il est en faveur du communisme. Il propose une critique du capitalisme qu'il présente comme scientifique et qui a pour vocation d'aller aux fondements. Dans sa réflexion, et plus globalement dans sa vie, Friedrich Engels fut pour lui un précieux soutien. Pour aller plus loin, on peut proposer de lire le livre "Introduction à Marx" de Pascal Combemale chez La Découverte.

Karl Marx n'a fort probablement jamais été végétarien. Les animaux non-humains semblent pour lui être avant tout être des objets d'étude et des forces de travail. En effet, il ne s'est pas intéréssé aux animaux non-humains en tant qu'êtres doués de sensibilité et de capacité de souffir. De plus, il met une frontière relativement forte entre l'humain et les autres animaux, mais sans pour autant faire une séparation absolument nette. En revanche, il est clair qu'il s'intéresse à la condition humaine et qu'il en souhaite une modification radicale en faveur de la majorité, bien qu'on puisse ou pas avoir un ou des différents avec ce qu'il a proposé pour y parvenir (lutte des classes par le prolétariat, expropriation de la bourgeoisie, collectivisation, etc.).

Écrits en rapport avec les animaux non-humains

Manuscrits de 1844

Premier manuscrit

Manifeste du parti communiste / Manifeste communiste

Le "Manifeste du parti communiste" a été publié pour la première fois en 1848. Il était écrit en allemand. Il sera republié en 1872 en étant cette fois nommé "Manifeste communiste" Karl Marx l'a co-écrit avec Friedrich Engels, en tout cas il en est officiellement co-auteur. Il est fait mention des animaux, ou plutôt des gens les protégeant ou cherchant à le faire, et ce n'est pas pour les encencer, au contraire. L'extrait suivant est issu de la partie 3 intitulée "Littérature socialiste et communiste" et plus précisément de sa sous-partie 2 nommée "Le socialisme conservateur ou bourgeois".

Une partie de la bourgeoisie cherche à porter remède aux maux sociaux dans le but d'assurer l'existence de la société bourgeoise. Dans cette catégorie se rangent les économistes, les philanthropes, les humanitaires, les améliorateurs du sort de la classe ouvrière, les organisateurs de bienfaisance, les protecteurs des animaux, les fondateurs des sociétés de tempérance, les réformateurs en chambre de tout acabit. […] Les socialistes bourgeois veulent les conditions de vie de la société moderne sans les dangers et les luttes qui en dérivent fatalement.

L'idéologie allemande

"L'idéologie allemande" est un écrit par Karl Marx et Friedrich Engels. Ils le redigèrent en 1845 et 1846. À l'époque, aucun éditeur n'avait été trouvé. La première publication a finalement eu lieu en 1932, alors qu'ils étaient tous les deux morts depuis plusieurs décennies. On y retrouve des pensées sur l'humain et les animaux non-humains.

Feuerbach

L'idéologie en général et en particulier l'idéologie allemande

Le Capital, livre 1

"Le Capital" est l'oeuvre majeure de Karl Marx. Le livre 1 sera le seul qu'il finira d'écrire de son vivant. Il a été publié en 1867 en allemand. La première traduction en français a été publiée en 1872.

Chapitre 7 : Production de valeurs d'usage et production de la plus-value

Sous-chapitre 1 : Production de valeurs d'usage

Chapitre 16 : Plus-value absolue et plus-value relative

Marx écologiste

En 2011, les éditions Amsterdam publie "Marx écologiste" de John Bellamy Foster. L'ouvrage est composé de 4 articles extraits de "The Ecological Revolution: Making Peace with the Planet" publié en 2009 chez Monthly Review Press. Bien que ce ne soit pas le sujet, quoi que ce soit lié, on y retrouve des pensées de Karl Marx et Friedrich Engels sur les animaux non-humains.

Il y a notamment celle qui suit, attribuée à Karl Marx et à priori inattendue chez lui par sa fin : [il] est intolérable que toutes les créatures aient été transformées en propriétés : les poissons dans l'eau, les oiseaux dans l'air, les plantes dans la terre… Toutes les choses vivantes doivent également se libérer. On trouve ça à la page 93 et la source est la note 3. D'une façon littéraire et non numérique, c'est au début de "Capitalisme et écologie : la nature d'une contradiction", publié pour la première fois en langue anglaise en 2002 dans le volume et numéro 54 de Monthly Review Press.

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