Industrialo-véganisme

L'industrialo-véganisme est la combinaison de l'industrialisme et du véganisme. On peut aussi le nommer industriello-véganisme. Quelqu'un ou quelque chose rapportable à l'industrialo-véganisme est qualifiable d'industrialo-végan ou d'industrialo-véganien (masculin), d'industrialo-végane ou d'industrialo-véganienne (féminin), ou encore d'industrialo-véganiste (épicène).

De par l'exclusion autant que faire se peut de l'exploitation animale dans le véganisme (ou explicitement juste de l'exploitation zoonimale dans le zoovéganisme) et du coup de ce qu'elle permet d'obtenir, il y a parfois la volonté d'avoir un substitut à produit animal, sur ou un des aspects, même si ce n'est nullement biologiquement ou anthropologiquement nécessaire. Ainsi certaines personnes ont eu l'idée de créer des substituts, dont la vocation est d'imiter un ou des aspects (goût, texture, apparence, nutrition, etc.). Pour ce qui est la nutrition, le règne végétal est largement suffisant, hormis pour la vitamine B12 sous une forme bio-active chez l'humain. Pour d'autres aspects, c'est en revanche plus dur, voire impossible, à obtenir sans industrie. On comprend donc pourquoi l'industrialo-véganisme est né (ou en fait là plus précisément l'industrialo-zoovéganisme) et quels désirs il est parfois exclusivement capable de satisfaire.

Sauf qu'une agriculture sans élevage (tel que le prône implicitement la définition du véganisme) et les éventuels désirs de substitutions que parfois seul l'industrie peut assouvir, cela contribue à un monde et est favorable à certains intérêts. En effet, dans cette matrice, l'artificialisation ne pose pas problème et est parfois nécessaire ou la voie la plus facile. Cela peut conduire à une critique écologiste. De plus, l'Industrie et la manipulation à souhait sont tout à fait adéquates au capitalisme.

Cela mène certaines personnes à rejetter le véganisme ou le critiquer fortement. Pourtant il ne faut pas confondre l'industrialo-véganisme et le stricto-véganisme, car la forme idéale du véganisme est envisageable avec très très peu d'industrie (puisqu'il faut à minima produire de la B12 et qu'elle aille d'une manière ou d'une autre jusqu'au corps), voire pas du tout (après néanmoins dans ce cas en avoir usé pour par exemple obtenir une plante produisant de la B12 bio-anthropo-active ou avoir carrément modifié l'humain pour qu'il arrive à en produire ou n'en ait plus besoin).

De plus, il ne faut pas oublier que le véganisme n'implique pas strictement la non-exploitation des animaux, mais seulement autant que faire se peut, et donc par exemple que le végétalisme est une implication idéale, puisqu'en toute généralité il n'est pas intrinsèquement incompatible avec le véganisme de ne pratiquer ce régime alimentaire, mais que véganement il le faille uniquement si cela nous est possible. Et on peut en effet ne pas être certain que les conditions de possibilité de l'idéal véganiste soient pleinement satisfaisables à l'avenir. De plus, au début du 21ème siècle, on peut noter que l'idéal du véganisme (que l'on pourrait nommer stricto-véganisme), ou plutôt du zoovéganisme (appelable stricto-zoovéganisme), n'est pas possible pour tous et toutes, par manque de moyens à certaines personnes, mais que cela n'en fait pas pour autant nécessairement des non-véganistes ou non-zoovéganistes, de par la clause du autant que faire se peut, même si ce n'est pas nécessairement pensé ou volontaire quand il y a effectivement pratique du véganisme ou du zoovéganisme.