Scientifico-véganisme

Le scientifico-véganisme est du véganisme basé sur la science ou une idée du véganisme basée sur la science. Cette base scientifique n'a nullement à nécessairement se borner aux sciences "dures" (biologie, chimie, mathématiques, etc.). En effet, les sciences "molles" (sociologie, économie, etc.) ont toute leur place comme base potentielle à du scientifico-véganisme. De par les bases multiples possibles et les directions multiples auxquelles ça peut mener, il y a des scientifico-véganismes, bien qu'une idée commune les traverse.

Approche individuelle

Dans une perspective individuelle, le scientifico-véganisme est une pratique du véganisme se basant sur la science centrée sur l'individu ou une analyse scientifique du véganisme centrée sur l'individu. Pour désigner spécifiquement cette approche, on peut mobiliser le concept d'individuo-scientifico-véganisme.

Approche individuelle et nutrition

L'approche individuelle du scientifico-véganisme est particulièrement utilisée pour la nutrition. En effet, l'idéal du véganisme (que l'on peut désigner par stricto-véganisme) implique le végétalisme. Or le végétalisme est un régime alimentaire et on s'attend à priori à ce qu'il puisse satisfaire la bonne reproduction du corps, mais pour cela il faut avoir les nutriments essentiels et c'est là que la science peut intervenir. L'exemple par excellence de la prescription scientifico-véganiste est la nécessité pour l'humain de se complémenter en vitamine B12 (puisqu'il n'existerait pas "naturellement" de B12 anthropo-bio-active) pour se maintenir en bonne santé sur le long terme (car le corps humain peut avoir des réserves importantes dans ce nutriment qui lui est essentiel).

Pour ce cas spécifique qu'est la nutrition, on peut se doter du mot bien trop long suivant : nutritio-individuo-scientifico-véganisme. On pourrait vouloir plutôt parler de nutritio-scientifico-véganisme et trouver cela tout à fait satifaisant, d'autant plus que c'est plus court. Sauf qu'on peut avoir une approche non-individuelle de la nutrition, or le nutritio-scientifico-véganisme englobe à la fois l'approche spécifiquement individuelle et celle spécifiquement collective (le nutritio-collectivo-scientifico-véganisme !), ainsi que les autres (comme par exemple l'approche écologique, écolo-nutritio-scientifico-véganisme, car on peut très bien s'intéresser scientifiquement aux liens liens entre nutrition végane et écologie).

Approche agricole

Le scientifico-véganisme agricole (ou agri-scientifico-véganisme) est du scientifico-véganisme appliqué à l'agriculture. C'est une pratique agricole ou une vue cherchant à concilier scientifiquement véganisme et agriculture. Pour des raisons évidentes, il se doit d'être lié à l'écologie du vivant, ou à l'éco-technologisme dans une approche artificialiste (comme c'est le cas du hors-sol).

Approche sociétale

Le scientifico-véganisme ou véganisme scientifique est un courant de pensée au sein de l'animalisme. Sa spécificité est qu'il se veut avoir une vue scientifique pour analyser les sociétés d'un point de vue animaliste et ainsi tenter d'entrevoir correctement comment faire advenir une société végane. Son courant opposé est l'utopio-véganisme ou l'idéalo-véganisme, qui lui a une base idéaliste (pensée ou non comme l'étant). La base est du scientifico-véganisme est l'animalo-matérialisme, c'est-à-dire le matérialisme au sens marxiste appliqué à l'animalisme et non exclusivement aux sociétés humaines.

Ce concept de scientifico-véganisme se veut analogue au socialisme scientifique (ou scientifico-socialisme), de même que la symétrie véganiste du socialisme utopique (ou utopio-socialisme) est l'utopio-véganisme. Ce concept est d'inspiration marxiste, malgré que le marxisme n'a pas vocation à être pertinent pour l'animalisme et que ni Karl Marx ni Friedrich Engels n'étaient animalistes, voire y étaient opposés comme lubbie petite-bourgeoise.

Mots dérivés

Une personne ou une chose rapportable au scientifico-véganisme est scientifico-véganiste. Dans le cas où la conception du véganisme s'arrête aux zoonimaux (c'est-à-dire aux animaux non-humains), alors on peut préférer (ou pas) parler de zoovéganisme et donc par ricochet logique de scientifico-zoovéganisme.