Véganisme

La Vegan Society propose la définition suivante : Le véganisme est une façon de vivre qui cherche à exclure, autant que faire se peut, toute forme d'exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s'habiller, ou pour tout autre but. Politiquement c'est du boycott. C'est une conséquence pratique de l'anti-spécisme, cependant on peut pratiquer le véganisme et ne pas être une personne anti-spéciste.

Le véganisme implique le végétalisme, mais il va plus loin, y compris sur le plan alimentaire. Le véganisme est du végétarisme et est parfois appelé "végétarisme strict".

L'humanité dans le véganisme ?

Certaines personnes considère que le véganisme se limite aux animaux non-humains. D'autres ne partagent pas cette considération. Dans ce cas, il faut définir ce qui est exploitation et cruauté pour les humains. De plus, il faut réfléchir à l'éventuelle portion nécessaire et comment les éviter quand on les considère non nécessaires. Cela peut s'accompagner d'une remise en cause de certaines formes de capitalisme ou du capitalisme lui-même avec une volonté de socialisme, de communisme, et/ou d'anarchisme.

S'intéresser au sort de l'humanité pour le véganisme ?

Même si on est n'est pas partisan de l'inclusion de l'humain dans le véganisme ou que l'exploitation des animaux non-humains nous semble plus génératrice de souffrance et donc prioritaire idéalement dans la lutte, on peut penser qu'il faille tout de même s'intéresser aux humains et y consacrer du temps, potentiellement y compris pour le sort des animaux non-humains. En effet, les humains dominent de fait les animaux non-humains et ces derniers n'ont pas la capacité d'y mettre en fin en tant que classe, bien qu'ils puissent parfois individuellement ou en petit groupe sortir des griffes de l'exploitation par les humains. Dans une société non-végane avec des humains qui dominent les autres animaux, on peut ainsi considérer que la classe des humains est antagoniste de la classe des animaux non-humains, d'une manière analogue à l'opposition entre prolériat et bourgeoisie dans le capitalisme.

Malgré qu'elle soit dominante par rapport aux animaux non-humains, l'humanité non-végane peut ressentir de la souffrance, voire beaucoup de souffrance, que l'on peut considérer dans au moins certains cas comme un ressenti tout à fait légitime, car on peut par exemple considérer qu'un impôt sur la fortune n'est pas une source légitime de souffrance ou que l'expropriation de la propriété patrimoniale lucrative par les travailleurs et travailleuses ne devrait idéalement pas engendrer de réaction de l'ex-bourgeoisie et de ce qu'il en reste éventuellement ailleurs. Pour arriver à abolir les privilèges légaux de la classe dominante, et qu'elle y consente d'elle-même puisque la classe dominée n'a pas les moyens de la faire capituler dans le cas des animaux non-humains, on peut penser qu'il faille préalablement, comme condition nécessaire mais insuffisante, qu'une suffisament grande portion de celle-ci ne considère pas trop souffrir ni de sa condition propre ni de la condition d'une ou plusieurs de ses autres parties. Pour cela, on peut être amené à s'intéresser à la classe dominante humaine, et ce même si on en a en soi rien à faire de son sort, car on peut penser que la remise en cause par elle-même d'un de ses privilèges dont elle s'est accoutumée en longue période nécessite qu'une frange significative de la classe dominante considère aller bien pour que la société s'impose de ne pas user de sa capacité de domination contre certains agents potentiellement sous certaines conditions.

Traduction

Langue Traduction
anglais veganism

Liste non exhaustive de personnes ayant pris position sur le véganisme

Liste non exhaustive de personnes ayant promu le véganisme